Corrida audiovisuelle 2004

19e Corrida Audiovisuelle : « La Corrida du Taur »

« (...) C’est dans la perspective de cette pluralité des choix et des imaginaires, afin de ne pas sombrer dans l’oubli de l’être, que l’École Supérieure d’Audiovisuel, de l’Université de Toulouse-Le Mirail, organise ses dix-neuvièmes rencontres internationales des écoles de cinéma, membres du CILECT, qui ont en commun de placer la réalisation au cœur de la pédagogie pour sonder concrètement l’ineffable des sonorités et des luminosités.

Des écoles qui ont aussi l’ambition de faire aimer le cinéma ; le cinéma comme une forme de bonheur, qui ranime le génie éteint, qui rend la jeunesse à l’amoureuse, et qui garde à notre tendresse le souvenir des amis disparus ; le cinéma, pareil au livre et à la suite du livre, conçu comme un prolongement de notre mémoire, de notre imagination, de notre corps dans le monde ; le cinéma en tant que mode d’investigation parmi d’autres, à la mesure de ceux qui s’y risquent pleinement.

Dans ces conditions, le cheminement de la réalisation n’est pas sans enjeu et dépend de l’arrachement singulier de tout étudiant, sans oublier la qualité des conditions que l’institution lui offre pour mener à bien ses expériences.

Et puis, que les films soient audacieux ou fragiles, ils sont toujours les témoins des orientations techniques et esthétiques d’une école qui, si elle aspire à éviter l’impasse du point de vue central, doit s’ouvrir régulièrement au regard des autres et se mesurer à leurs choix pratiques. C’est ce que permet la Corrida Audiovisuelle en offrant une confrontation rigoureuse des démarches d’enseignement, de création et de recherche, dans une ambiance festive, désormais, au cœur d’un lieu dont la beauté donne du courage, illumine les visages et fait rire aux larmes les étudiants qui sentent des ailes leur pousser, car le 56 rue du Taur est non seulement une nouvelle qualité donnée au personnel et aux étudiants de l’ESAV pour mieux servir l’universitas, mais c’est aussi des locaux que caresse le parfum des vestiges du premier collège universitaire de Toulouse.

En vérité, il s’agit moins d’une arrivée que d’un retour, avec la complicité fidèle de toute la communauté, qui n’a jamais oublié la ville, et grâce à l’effort sans relâche des étudiants qui par la réalisation de films ont perpétué le souvenir d’une naissance et d’un enracinement. De sorte que, la distance qui sépare la Tour Maurand du Château du Mirail ne sera jamais un éloignement... »

Les école invitées en 2004